Annarion : Renaissance
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 Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]

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Akane Yuugure

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MessageSujet: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Sam 5 Sep - 0:33

Bleu. Vert. Marron.
Immuable litanie des couleurs en un rythme invulnérable. Éternel.
Elle posa un pieds, effleura le sol, sembla voler. Qui s'en serait soucié après tout, qui ? Ces étranges êtres qui se nomment et se prétendent humains alors qu'ils s'acharnent à refuser la réalité ?! Ou peut-être ses semblables à elle, ceux qui lui ressemblaient tant et étaient pourtant si différents... ? Ah, quelle étrange blague. Comme s'ils avaient un quelconque droit sur cette maudite terre.
Un pas après l'autre. Ni trop grand ni trop court, vif et souple. Félin. Un nuage de fumée se forma, calqué sur son souffle, preuve tangible que même le froid se devait d'abattre ceux qui lui résistaient. Elle fronça les sourcils, resserra ses doigts sur la longue cape couvrant ses cheveux bleus et ses oreilles pointues. Et elle rit. Un simple rire qui fila comme une flèche et brisa le silence aussi facilement que s'il avait été fumé.

Bleu. Vert. Marron.
Rien à faire. Tous les chemins étaient les mêmes, entourés des mêmes couleurs, abritant les mêmes espoirs et craintes... Comment rentrer chez soi lorsque la nature s'efforçait de vous perdre ? Un demi-sourire craquant étira ses lèvres, tandis qu'elle opta pour la droite. Foutue forêt, foutu monde. Aujourd'hui n'était pas son jour, comme tous les précédents et ceux qui le suivraient, comme d'habitude. Les arbres possédés tendaient leurs longs bras détraqués vers le ciel si bleu, s'enfonçant toujours plus profondément dans l'écorce de la planète. Pour chercher de l'eau, qu'ils disaient.
Ah oui ? Pourquoi donc rêvez-vous donc tant d'atteindre le ciel si plus le temps passait et plus vous finissiez enterrés sous terre ? Quelle ironie... Si seulement elle avait été centenaire, à toujours espérer rejoindre les cieux mais condamnée à regarder les étoiles se moquer d'elle ! Et au lieu de cela, elle marchait sur les routes, piétinait désespérément devant un futur qui se refusait à elle.

Bleu. Vert. Marron.
Que venait-elle faire déjà, dans cette forêt ? Bah... Peu importait, maintenant, elle y était. Perdue. Génial !
Elle leva les yeux au ciel, s'arrêta et tourna sur elle-même, son regard mordoré coulant sur les vies végétatives qui l'entourait. Une clairière ? Il semblerait bien. Et toujours personne en vue. Le vieux grand-père voyageur ne lui avait-il pas dit que cette forêt était « censée » être fréquentée ? « Ma p'tite Dame » qu'il l'avait appelée. Bien, mais où recouvrait-on le sens de l'orientation ?!
Akane frissonna dans la légère brise du crépuscule. Déjà la nuit... Et rien à se mettre sous la main, pas un feu pour se réconforter et se réchauffer le corps et l'esprit. Bon sang ce qu'elle pouvait se maudire parfois ! Elle et ses instincts miteux, dictés par d'étranges besoins de liberté ! A se demander se qu'elle foutait vraiment dans cette forêt.
Exténuée elle se laissa glisser le long du tronc rugueux d'un chêne. Elle enfouit ses doigts gelés sous les plis de tissus de sa cape, allumant un mini feu sur le pauvre buisson qui lui faisait face. Voilà déjà de quoi ne pas mourir cryogénisée en pleine nuit.

Noir. Noir. Noir.
Et soudain elle ouvrit les yeux. Elle s'était endormie. A moitié... Bon d'accord, complètement. Elle jura entre ses dents se leva d'un bond souple afin d'étirer ses pauvres muscles endoloris.
Et s'immobilisa. Là maintenant tout de suite, elle aurait juré avoir sentit une présence ! Présence qui s'était évanoui aussitôt dans le silence de la nuit. D'un geste elle ralluma le feu rabougris, caressa du bout des doigts le pommeau de son katana. Rien à craindre, à part les animaux, il ne devait pas y avoir grand danger... Quelques pillards aussi... Des esprits décharnés, soit dit en passant... Et...
Après une monumentale baffe mentale pour garder son calme, elle fit naître une boule de feu qui vint danser dans la paume de sa main, lui léchant la peau avec avidité.
C'était étrange, habituellement, elle n'avait jamais eu peur de l'activité forestière. Mais... Cette forêt était différente. Ou alors ce n'était définitivement pas son jour ! Et elle fit ce qu'elle n'aurait jamais fait avant. Mais bon, puisqu'elle était dans un état inhabituel, autant faire les choses jusqu'au bout...


« Il y a quelqu'un ? »

Le silence qui suivit sa question lui hérissa le poil. Bizarre comme vous avez l'impression d'être indésirable lorsque vous êtes la seule à faire du bruit...
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Katharina
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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Dim 6 Sep - 19:46

~ Le jour...

La jeune femme sort de l'eau, des gouttes dégoulinant le long de son corps, en caressant les parties les plus intimes, soulignant ses courbes parfaites, se jouant de sa musculature habilement dessinée pour finalement choir sur le sol détrempé à ses pieds.

La sublime guerrière nue lève les bras au ciel, sa lame miroitant dans la lumière feutrée du jour, perçant à peine à travers le feuillage épais des immenses arbres de cette forêt enchantée du monde concret.

Ses yeux s'ouvrent doucement, son regard flamboyant absorbant les reflets de lumière de son arme. En un instant un halo lumineux s'étend sur tout son corps, chaque gouttelette semblant refléter l'éclat du soleil en l'amplifiant. Un léger sifflement se fait entendre...

Alors que la lumière disparaît et que la guerrière baisse à nouveau les bras, son corps est sec et sa lame usée c'est aiguisée d'elle-même. La guerrière tourne son regard vers l'étang d'où elle sort. Au cœur de celui-ci un radeau flotte, amarré à une pierre dans le fond des eaux immobiles. Un homme mutilé gît sur les rondins de bois, on dirait presque qu'il est mort.

La jeune femme sourit dans un léger mouvement de tête, peut être un salut. Ses cheveux battants doucement au rythme du léger vent d'ouest qui pénètre l'immense forêt.


"Vous êtes en sécurité maître, je reviens."

Elle se tourne dans la direction opposée puis commence à marcher à travers les arbres. En peu de temps elle rentre dans une clairière illuminée, au cœur de celle-ci, un bain de sang. Sans doute des brigands, leurs corps brisés et découpés minutieusement s'entre mêlent en une fresque morbide.

La guerrière à la peau légèrement mate s'approche de l'amas de cadavres, elle ne semble pas choquée le moins du monde. Son regard se perd sur l'un d'entre eux qui a été seulement décapité.

Alors qu'elle l'observe sans bouger, du tissu semble se dessiner sur la peau de la guerrière, peu à peu tout son corps se teinte de noir et de rouge, puis elle semble prendre de l'épaisseur. Le lin et le cuir se forment, le coton d'une écharpe pousse de son cou et enserre ses cheveux. Des épaulières de cuir noir élargissent peu à peu sa carrure, des bottes noires de facture moyenne couvrent peu à peu ses pieds, puis le bas de ses jambes, remontant jusqu'à ses genoux et enserrant un pantalon de lin écarlate. Une tunique est apparue sur son torse, s'habituant à ses formes féminines avec douceur, une ceinture venant la scellée autour de sa fine taille. Des gants noirs aux doigts coupés apparaissent sur ses mains, sans même que cela semble la gênée.

La guerrière recule un instant puis tourne sur elle-même, s'observant dans le reflet de son large sabre elfique. Elle sourit, on voit légèrement sa poitrine nue mais cela importe peu. Elle plisse légèrement les yeux, et du maquillage noir se forme autour de ceux-ci, lui donnant une allure encore plus martiale.

Elle s'approche doucement du cadavre puis se penche pour ramasser un fourreau en cuir teinté de bleu et de turquoise. C'est assez disparate... Mais elle hausse les épaules puis enfile sa lame dedans, elle l'épouse parfaitement. A vrais dire, la garde et le pommeau sont décorés de la même façon que le fourreau.

Elle prend le fourreau à mis longueur puis garde sa lame à la main, avant de s'enfoncer dans les bois, ignorant à présent l'amas difforme de ses victimes qui feront un excellent festin pour les charognards de la forêt.

~ La nuit...

Les feuilles bruissent soudainement, d'une flexion du genou elle s'élance à nouveau vers le prochain arbre. Le chevreuil file au sol, incapable de lui échapper évitant les obstacles alors qu'elle-même les utilisent, défiant la gravité en bondissant d'un arbre à l'autre.

Son regard flamboyant suit la créature isolée dans la nuit. Elle ne désire pas jouer avec sa proie, mais la nuit est noire, et elle ne peut attaquer à distance sans aucun reflet que ce soit. Elle est sur le point de l'avoir, il s'élance avec vivacité vers le nord. Elle frôle un saule pleureur du pied, traversant ses lianes tel un spectre dans le noir. Elle vise un chêne de belle envergure, une fois qu'elle l'aura atteint le chevreuil sera juste à portée de sabre... Encore un peu... Il n'a l'a pas remarqué... Juste un peu... Elle sort doucement la lame de son fourreau, à peine un suintement dans l'air.

Le chevreuil fait brusquement demi-tour et s'éloigne dans l'autre direction. Impossible, les yeux de la guerrière flamboient dans l'obscurité. Elle effleure le tronc du chêne à peine à quelques mètres du sol. Elle s'apprête à s'élancer à nouveau quant...

Elle se retourne brusquement dans son saut suivant et atterrit en douceur sur un lit de feuilles mortes. Là, contre le chêne elle a sentie une chaleur... Un être vivant bien plus grand qu'un chevreuil. Elle glisse à nouveau sa lame dans son fourreau, écoutant les sons de la forêt.

Elle entend les mouvements, quelqu'un qui se redresse, un souffle humain peut être. L'étrange guerrière se glisse dans l'obscurité, silencieuse telle que seule une créature comme elle pourrait l'être.

Elle observe la créature de face à présent. Elle perçoit la chaleur qui émane d'elle, ainsi que son aura. Elle est inquiète, ce n'est donc pas un prédateur. La femme au sabre observe, curieuse. Une lumière apparaît brusquement dans la nuit sans étoiles. D'un mouvement agile la femme disparaît derrière un tronc. A telle été aperçue ?

Elle attend un moment, parfaitement immobile, ne respirant pas, puisque cela lui est inutile. Elle ne ressent toujours aucune hostilité, et de toute manière la créature inquiète vient de générer l'arme parfaite pour l'esprit invoqué, la lumière, et les nombreux reflets qu'elle peut générer...

"Il y a quelqu'un ?"

Katharina dresse un sourcil, elle ne l'a donc pas vue... Mais elle l'a sentie, elle se sent épiée. La créature prend de plus en plus des allures de proie. La triclante hésite un instant, ça ou un chevreuil, son maître ne verra pas la différence. Elle pose sa main libre sur la garde de son sabre. Elle semble réfléchir, écoutant ce que fait la créature inquiète.

Ses doigts se délient et sa main s'écarte lentement de la garde de son arme. Après tout, cela fait quelques décennies, voir plus, qu'elle n'a eue une conversation intelligente avec une créature douée de parole. Peut être que...

La femme se baisse brusquement puis se faufile d'est en ouest, faisant bruisser volontairement les feuilles sous ses petits pas rapides. Utilisant ses pouvoirs pour absorber la lumière magique, et ne pas être aperçue.

Elle s'accroupit au pied d'un arbre. C'est une femme elfe, une maîtrisante du feu. Elle semble assez jeune mais l'apparence des elfes est trompeuse... Katharina réfléchit tout en observant de loin l'aura de la demoiselle elfe. Elle fait la moue...

Peut être... Peut être pas.

Sa main se resserre et se desserre sur le fourreau de sa lame. La créature non physique lève son regard flamboyant au ciel. Elle est jolie... Elle décide de lui laisser sa chance. La couleur de ses yeux sera attribuée aux reflets de la flamme elfique...

La guerrière se redresse puis sort de l'ombre, absorbant toujours la lumière. Elle se rapproche de deux pas, puis cesse d'utiliser son pouvoir, apparaissant brusquement dans l'angle gauche du regard de l'elfe.

Elle a une allure impressionnante, vêtue comme une chevalière errante, ni riche ni pauvre. Elle est surtout très belle, car l'esprit aime la beauté des femmes. Son apparence est humaine, les oreilles elfes lui rappelant trop certains de ses maîtres. Elle tient son arme bien en évidence, sans pour autant avoir l'air hostile. Elle observe de ses yeux maquillés de noir, l'elfe qui se tient en face d'elle. La jaugeant, et attendant sa réaction... Si elle est agressive, la flamme projette dors et déjà des reflets partout dans leur environnement immédiat. Dans leurs regards respectifs en particulier, ceux-là se croisant dans une méfiance commune, et naturelle en raison du lieu et de l'instant de leur rencontre.
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Akane Yuugure

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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Lun 7 Sep - 0:30

Silence dans la nuit si noire... Ténèbres et vermeil se côtoyaient en anciens amis.
Akane fronça le nez en même temps que les effluves métalliques du sang montaient à ses sens d'elfe. Une dizaine... Non plus. Pas loin d'ici. Son regard d'or liquide tourna dans la direction que lui chuchotait le vent. Elle avait raison. Il se cachait dans cette forêt quelque chose de plus maléfique que quelques créatures abandonnées... Bien plus maléfique...
Frisson. Qui lui remonta le long de l'échine, finissant sa course de serpent avide dans le creux de sa nuque. Ça l'observait. Mais Ça n'approchait pas. Donc l'être qui la guettait hésitait sur ce qu'il devait faire. Bien évidemment, Akane était bien assez perspicace pour comprendre que ce n'était pas elle qui intimidait l'adversaire. Plus... Plus comme un félin devant une proie ressemblant à toutes les autres... Avec quelques plumes en plus. Sans doute éveillait-elle une certaine curiosité et une envie de se divertir chez Ça.
Léger sourire en coin. Et bien, qu'elle vienne. Akane n'avait plus peur. Parce qu'elle était elfe, parce qu'elle était feu et lumière... Des étincelles électriques coururent sur sa peau bleutée, son regard s'empreint des couleurs brûlantes des flammes, empruntant les reflets mordorés de l'automne.
Son. Des pas vifs, précis. Cela courait autour d'elle, volontairement. Oh ça, l'elfe en aurait mis sa main à couper ! Un être capable de l'approcher aussi près et de disparaître ainsi sans se faire repérer, ne pouvait certainement pas faire d'erreur aussi stupide que celle de l'alarmer...
Akane ferma les yeux, inspira longuement, et se passa la langue sur ses lèvres océan. Cours toujours...

...Et une silhouette se dessina dans la petite clairière.
La silhouette d'une femme irréelle, d'une poupée de porcelaine sanglante... Jamais, jamais Akane n'avait vu femme aussi belle. Dangereuse. Ce fut le premier mot qui s'imposa de lui même, au sein de l'esprit vif de la jeune elfe.
Un chevalier. Non, plus que cela, bien plus. Ce n'était toujours que des pressentiments, des instincts et des sixièmes sens. Akane n'aurait su dire comment, mais elle ressentait cela. Cette femme, il ne fallait l'approcher sous aucun prétexte. Ou avoir déjà succombé et n'être plus que spectre...
Elle n'était pas... Normale. Différente. Ni humaine ni elfe ni quoi que ce soit d'autre. Elle n'appartenait pas à ce monde. Cela aussi, elle pouvait le jurer. Car cette assurance dans son regard, cette lueur de puissance totale et parfaite, presque démente sans l'être vraiment, Akane la reconnaissait bien. Et cela lui glaçait les sangs.
Son sabre retourna au fourreau dans un chuintement métallique, presque doux... Simple et unique son dans cette forêt désormais morte. Deuxième preuve sur la nature réelle de l'être qui se tenait devant elle. Elle faisait confiance aux animaux et si ces derniers se taisaient au point de plonger la forêt elle même dans les ténèbres, c'est qu'elle n'avait pas en face d'elle le dernier des prédateurs !
Elle avait longuement réfléchis à cela. Inutile de garder son sabre en main. De toute manière, ce n'est pas ce type d'arme ci qui l'aiderait à faire quoi que ce soit contre l'étrange femme sculptée. Un simple morceau de fer pour elle...

Akane se tourna silencieusement vers l'inconnue, plongeants ses yeux en amande d'or liquide dans ceux luisant de l'esprit. Elle n'avait plus peur. Peut-être était-ce sa curiosité universelle qui annihilait toute autre sensation dans son cœur... Mais bon. De toutes manières, à quoi servait-il de s'inquiéter ? Elle ne pourrait pas faire grand chose, alors autant s'émerveiller que gâcher ce précieux instant à déblatérer sur ses sentiments inconscients...
Un grand sourire dévoila ses canines immaculées, une étincelle de curiosité s'embrasant dans son regard. D'une voix intéressée mais parfaitement calme, elle se présenta :


« Ravie de vous rencontrer... Qu'êtes-vous ? »

Elle se tut, sourit de plus belle et reprit, agitant sa main devant elle comme pour effacer ses propos.

« Pardon, lorsque je suis curieuse, je deviens vraiment impossible... Mais... J'ai vraiment envie de savoir vous savez ! Vous êtes la chose la plus belle que j'ai connue jusqu'ici. »

Une moue dubitative vint éclairer ses traits, ressassant son passé à la recherche de pareil forme de vie.
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Katharina
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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Lun 7 Sep - 1:34

Katharina sourit, elle ne c'est pas trompée au sujet de la fine créature qui se dresse devant elle. Elle en sautillerait presque de joie mais elle se contente de faire quelques pas pour apparaître plus amplement dans la lumière, appréciant cette chaleur qu'elle ressent en présence de la luminosité.

Elle réfléchit un instant, pas vraiment flattée par les paroles de l'elfe, à vrai dire elle ne ressent pas l'humiliation ou la flatterie, ce sont des choses trop abstraites pour qu'elle les comprenne concrètement, elle-même n'étant pas beaucoup plus explicable dans cet univers.

Elle choisie donc de s'en tenir à son personnage. Elle s'incline avec une grâce quasi irréelle, possible qu'à l'être hors normes qu'elle est. L'esprit se redresse avec la même volupté, un sourire amical parant son visage parfait.


"Votre empressement ne m'est que plus agréable, ayant moi-même éprouvé à l'instant le désir de vous découvrir. Je suis une humble âme errante, pas forcément appréciée mais assez réclamée si je puis l'exprimer ainsi."

Sa voix possède un timbre merveilleux, subtile alliance d'une élégance toute féminine et d'une force rauque très finement bestiale. Elle ne charrie pas de pouvoir comme certains maîtrisants retenant mal leur puissance, et est au contraire faite d'une juste mesure tout à fait inhumaine.

"Mais vous avez vous même vos charmes et pas des moins éblouissants. J'apprécie votre curiosité mais serait-il trop m'impliquer que de vous demander le nom qui attrait à votre majesté toute resplendissante en cette nuit d'obscurité ?"

La plus part de ses compliments sont surtout offerts à l'intention de la lumière que génère la jeune elfe, mais ils ne mentent pas complètement, Katharina appréciant également la beauté naturelle de la femme qui se dresse devant elle. Pas à la façon des êtres vivants animés de désirs et de pulsions, mais plus comme une artiste observant une œuvre belle et émouvante.

Elle s'approche à nouveau, baignant à présent totalement dans la lumière de la flammerole d'Akane. Rien en elle ne fait paraître la moindre mesure d'agressivité ou même d'avidité. Tout ce que l'on peut percevoir de son apparence factice est une évidente curiosité. Du reste, plus elle est proche et plus son aura oppressante de puissance ce fait ressentir. Au détail près qu'elle n'écrase pas ses proches comme un maîtrisant libérant son énergie, mais qu’elle les enserre comme un drap chaud en hiver. Il pourrait se transformer en une arme capable d'étouffer sa cible, mais n'en possède pas le dessin naturel.

De plus près le charme de la guerrière est encore plus évident, sa peau à la couleur teintée, ses fines mèches rebelles s'échappant de son écharpe pour se quereller gentiment sur son visage. Elle tient son arme avec nonchalance, il pourrait s'agir aussi bien d'un brin d'herbe que d'un sabre. A ceci près que les brins d'herbes ne sont pas aussi beaux que l'arme de belle facture que l'attirante créature tient en sa possession.

Elle est assez proche d'Akane pour l'attaquer à présent. Mais elle n'en évoque d'aucune façon le désir. Bien que tout observateur conscient de ce qu'elle est, prendrait peur à l'instant pour la jeune elfe. Les esprits sont capables de renverser des armées entières, en particulier les triclantes et leurs supérieurs qui se parent d'une puissance aussi ancienne que redoutable. Mais lorsqu'aucun maître ne les tiens dans l'ombre, ils sont aussi imprévisibles qu'insaisissables.

En tout cas Katharina ne manifestera pas la moindre déception si l'elfette évoque de la méfiance ou a un mouvement de recul instinctif. Après tout il est déjà incroyable qu'elle ait préférée la curiosité à l'agressivité au premier abord.
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Akane Yuugure

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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Lun 7 Sep - 22:24

L'esprit irréel s'inclina, à la manière d'un seul et unique salut, d'une forme de bonjour universel. En ce simple geste, Akane sentit qu'elle n'avait pas eut tort... Elle aurait d'ailleurs bien volontiers donné le nom de nuage à la Triclante ! Un être aussi insaisissable et gracieux ne pouvait pas vraiment venir de n'importe où.

- Votre empressement ne m'est que plus agréable, ayant moi-même éprouvé à l'instant le désir de vous découvrir. Je suis une humble âme errante, pas forcément appréciée mais assez réclamée si je puis l'exprimer ainsi.

Le rire mélodieux d'Akane répondit à la voix sulfureuse de la femme guerrière, bien étrange couple dans cette forêt abandonnée des dieux. Une elfe bleue et un Esprit brûlant...
La jeune voyageuse s'amusait qu'un être tel que celui qui lui faisait face puisse ressentir un quelconque désir de curiosité envers elle. N'était-elle pas une simple elfe parcourant le monde de par en par à la recherche d'un peu de solitude ? A sa bonne humeur, le feu répondit. La sphère ardente devint flammes intrépides et colorées, ondulant farouchement le long des doigts fins d'Akane. La lumière qu'elle projeta s'intensifia, projetant des ombres dansantes dans le monde de la nuit...

- Mais vous avez vous même vos charmes et pas des moins éblouissants. J'apprécie votre curiosité mais serait-il trop m'impliquer que de vous demander le nom qui attrait à votre majesté toute resplendissante en cette nuit d'obscurité ?

Un demi-sourire craquant lui répondit, les reflets rouges du feu brillant au sein des prunelles caramels de la jeune fille. Elle se présenta :


« Akane Yuugure, simple errante dans une forêt un peu trop in-accueillante à mon goût ! »

Elle remarqua le regard intéressé de la Triclante, ses yeux splendides et luminescents suivant les tracés des moindres désirs chaleureux de l'orbe de flamme... Elle se rapprocha à nouveau d'Akane, sa peau se parant des reflets enflammés que la flamme projetait sans mal aux alentours. L'elfe ne recula pas, souriant bien au contraire, heureuse de pouvoir observer de plus près l'être de son et de ses convoitises...
Une aura étrange la suivait, enveloppant tout ce qui l'entourait d'une torpeur chaude, comme lorsque l'on se sent en parfaite sécurité, dans les bras d'un être cher... Justement oui. Car c'était bien trop enivrant pour qu'un individu un minimum intelligent ne se doute pas qu'il y ait un danger là-dessous !
L'elfe frissonna bien malgré elle, preuve inconsciente de son statut éternel de proie face à pareil puissance... Mais elle mit cela sur le compte du froid, n'étant absolument pas effrayée consciemment.
Elle tendit ses deux mains vers Katharina, paume vers le ciel, une seconde flamme identique à la première naissant dans le creux de sa main libre. Un grand sourire joyeux étira le coin de ses lèvres...


« Le feu voir la magie vous intéresse ? Pourtant... J'ai la très nette impression que vous êtes bien plus douée que moi dans tout ce qui touche à ce thème. »

Fronçant les sourcils pour se concentrer, elle puisa dans ses réserves pour mettre en œuvre le plus beau des sorts qu'elle connaisse.
Quelque chose s'agita au fond du feu que ses deux mains réunies en coupole contenaient. Un minuscule phœnix de feu s'étira, baillant à s'en décrocher la mâchoire avant d'étendre ses longues ailes de flammes crépitantes et brûlantes. D'un saut gracieux et souple il s'éleva dans les airs de quelques mètres, laissant derrière lui une traînée d'étincelles dorés, voletant allègrement autour des deux femmes. Il se consuma l'instant d'après, ne laissant derrière lui qu'un petit nuage de fumée argent...
Akane remit l'une de ses mèches rebelles derrière ses fines oreilles, une main avec flamme toujours tendue vers la Triclante. Elle murmura mélancoliquement :


« La durée de ce sort me rappel souvent que les plus belles choses de ce monde ne durent jamais bien longtemps... Que rien n'est éternité... »
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Katharina
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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Mar 8 Sep - 16:03

"Akane Yuugure, simple errante dans une forêt un peu trop in-accueillante à mon goût !"

L'esprit hoche doucement la tête, le nom est une chose importante pour les êtres de son espèce, c'est ce qui permet d'avoir le contrôle sur les êtres vivants, et aussi ce qui fait que les êtres vivants peuvent avoir le contrôle sur eux.

Ici elle n'a aucune intention mauvaise ou autre, mais elle n'aurait pu développer une relation même éphémère avec un être vivant s'il ne lui avait donné son nom au préalable.

Katharina s'écarte légèrement, penchant la tête de côté en observant les flux de magie circuler autour et à l'intérieur d'Akane. Elle voit alors ce qui se forme au creux de ses mains et l'observe avec des yeux pleins d'intérêts. Lorsque l'oiseau de feu décolle elle reste d'un calme parfait, on peut même supposer qu'elle aspire à une certaines sérénité en regardant le spectacle flamboyant.

Alors que le phœnix s'étiole puis disparaît une petite moue de tristesse se dessine sur le visage de la guerrière. Un léger courant d'air vient faire danser la dernière flamme de l'elfe. Comme un murmure d'au-revoir, un regard en direction de l'œil droit de l'étrange femme, un éclair semble s'y être produit, mais n'est déjà plus qu'un souvenir.

Le petit souffle de vent s'estompe, puis le calme revient dans la clairière.

"La durée de ce sort me rappel souvent que les plus belles choses de ce monde ne durent jamais bien longtemps... Que rien n'est éternité... "

Katharina tourne son visage vers l'elfe, le feu lançant des éclats sur les reliefs intriguant de l'âme errante. Elle sourit puis ferme les yeux. Elle se rappelle une chemise noire elfique, c'est un très vieux souvenir de ce monde, difficile à rappeler à ses sens. Elle la redessine peu à peu dans son esprit, l'adaptant à sa corpulence, puis y fait apparaître le dessin d'un phœnix au creux de la poitrine, et l'enserre d'un cercle parfait. Elle semble satisfaite du travail, et rouvre les yeux.

Pendant ce temps, Akane peut voir apparaître un vêtement entre les deux pans de veste qui autrefois révélaient la poitrine nue d'un corps magnifique. Celle-ci est noire, s'accordant au reste des vêtements. Puis un dessin doré apparaît, bien visible malgré la veste et la chemise toutes deux elfiques mais de styles et d'époques différentes. C'est son phœnix, qui s'auréole peu à peu de ce qui représente un halo lumineux. Un blason à l'image de son phœnix...

Katharina rouvre les yeux puis baisse son regard sur sa poitrine. Un sourire satisfait apparaît sur ses lèvres enivrantes.


"Voilà qui devrait m'éviter d'oublier cette rencontre."

Elle relève ses yeux flamboyant sur Akane, un petit sourire en coin. Elle incline imperceptiblement la tête.

"Merci pour ce jolie spectacle."

La guerrière détend légèrement les pans de sa veste pour laisser passer un peu sa poitrine et mettre en évidence le blason doré. Elle se retourne ensuite vers Akane.

"Voudriez-vous me prêter ceci..."

Sans attendre de réponse la guerrière tend sa main en direction de la flamme de l'elfe. Puis, glissant ses doigts à sa base, la soulève et la coupe en douceur des flux de pouvoir de Yuugure.

Elle porte la flammerole dans les airs et des éclats lumineux apparaissent subrepticement dans ses yeux. La lumière de la flamme s'intensifie, balayant la totalité de la clairière.

Katharina tourne la tête, observant les environs avec attention, son regard c'est plissé, prenant une allure un peu plus, prédatrice. Quelques autres éclats apparaissent dans son regard. Des brindilles et des petites bûches volent depuis lauré des bois et se posent au cœur de la clairière. D'un souffle un mètre d'herbe autour de l'amas de bois se détache du sol, comme coupé par la lame d'un sabre. Et viennent se faufiler au cœur de ce qui ressemble de plus en plus à un feu de camp. Le sol c'est légèrement enfoncé sous le choc des bûches fraîchement coupées, créant un creux à la manière des forestiers lorsqu'ils font leur propre feu.

Katharina se tourne avec lenteur en direction de son ouvrage puis s'en approche d'un pas paisible, tendant un bras elle glisse en douceur la flammerole dans le creux de la hutte de branchages. Un crépitement soudain se fait entendre puis des petites flammes commencent à monter, embrasant l'ensemble.

La guerrière s'assoit près du feu, déposant son arme à côté d'elle. Elle se tourne vers Akane, lui faisant signe d'approcher si elle n'en a pas prit l'initiative. Elle sourit, la vaste luminosité artificielle a disparue, laissant place seulement au jeu des ombres et des lumières du petit feu de bois.


"J'ai pensé que vous n'aviez pas l'intention de reprendre la route cette nuit."

Katharina fixe du regard les flammes, elle semble pensive, la lumière du feu se reflète largement sur le phœnix que porte à présent sa poitrine. De temps à autres un morceau de flamme se détache du feu puis part divaguer dans la clairière. Peu à peu celle-ci se remplie d'une dizaine de ces étranges lucioles, qui n'offrent aucun répit aux ombres, créant ainsi un périmètre parfait sur lequel peut agir la guerrière.

"Quelque chose m'intrigue, que faites vous à cette heure-ci dans un tel endroit ?"

L'étrange femme penche sa tête en direction de l'elfe.

"Ce n'est pas vraiment un endroit très fréquenté, ou mal fréquenté au pire des cas."

Parle telle d'elle-même, ou des quarante bandits qui gisent dans une plus grande clairière non loin de là ? Actuel festin des loups et des insectes, ainsi que de bien d'autres créatures de la nuit, appréciant le passage de Katharina en cette période ou les bipèdes sont plus chasseurs que proies.

Celle-ci semble toujours douce et sans agressivité, à vrai dire sa présence et celle de ses lucioles est une source de sûreté, un cocon chaleureux. Bien qu'il puisse paraître douteux, en raison des circonstances et de l'étrange créature auprès de laquelle Yuugure se tient.
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Akane Yuugure

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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   Dim 13 Sep - 21:45

L'étrange guerrière lui sembla bien pensive, en dehors du temps et tout ce qui le composait... Et alors, elle ferma les yeux. Sembla se plonger dans un sommeil immuable, éternel. Et l'impensable se produit.
Peu à peu, comme des braises se consumant au rythme de la fumée argent s'en dégageant, les vêtements de Katharina se métamorphosèrent. Un phœnix magnifique vint éclore sur la poitrine harmonieuse de la triclante, étendant ses ailes dans un concert de flammes et de lueurs dorés. Akane ouvrit de grands yeux surpris, découvrant seulement le seuil de l'immense pouvoir de cet esprit en dehors de toute chose en ce monde...
Elle rouvrit ses yeux brillants, eut un sourire satisfait à faire fondre le plus endurcis des hommes et annonça enfin :

- Voilà qui devrait m'éviter d'oublier cette rencontre.

Akane dévoila ses canines immaculées, amusée de l'étrange tournure qu'avait donné l'esprit à ses propos. Pour elle, le temps devait être infiniment long, presque immortel. L'elfe se demanda bien qu'elle était donc sa durée de vie, pour que la triclante se soucis de n'oublier aucun souvenir... Et pourtant Akane ne pus s'empêcher de se sentir flattée, heureuse comme une mortelle qu'un être aussi parfait et hors du commun daigne s'appesantir sur une autre existence que la sienne et celle de ses maîtres... Mais elle n'en montra rien, toujours ce demi-sourire craquant flottant sur ses lèvres, hésitant entre le rêve et l'inconscience...

- Merci pour ce jolie spectacle.

Akane lui rendit son hochement de tête, ses cheveux océans lui tombant devant le visage, caressant sa peau bleutée irisée de reflets électriques. Elle n'eut pas le loisir d'y répondre à haute voix, les doigts fins de l'esprit venant se poser dans le creux de sa main, saisissant avec douceur et précaution la grande flamme rousse dansant allégrement dans la brise nocturne. Akane sentit le contact se rompre, la magie reculer et s'effacer sans pour autant que la lueur rassurante du feu ne faiblisse, alimenté par l'énergie propre de l'esprit...
L'air ambiant sembla alors se fendre en deux. Des courants de puissance pure voguèrent d'arbre en arbre, dessinèrent la silhouette d'un buisson rabougris, sautant au-dessus des quelques bois morts éparpillés au quatre vents. Et des craquements de bois secs retentirent dans la petite clairière, la flamme dans la main de la triclante dansant au rythme de ces sons enivrants...
Akane évita un morceau de bois flottant dans l'invisible, se retournant vers ce qui semblait être un feu de camp, les végétaux allant d'eux-même vers la mort qui leur était promise.
Katharina déposa son précieux fardeau dans l'antre des branches, le feu prenant presque aussitôt de droit ce qui serait son nouveau foyer, illuminant et dessinant les ombres de la forêt allentour.

- J'ai pensé que vous n'aviez pas l'intention de reprendre la route cette nuit.

Le rire musical et mélodieux d'Akane retentit une fois de plus, accompagné du doux ronronnement du feu crépitant sur ses bases. Elle avança vers le campement ainsi improvisé, se délestant de son katana d'un simple mouvement d'épaule. Elle le déposa contre le tronc mort qui lui servait de banc, non sans lui avoir accordé une dernière caresse amoureuse murmurant la promesse de l'aiguiser le lendemain...


« Vous pensez bien. »

Elle lui sourit amicalement observant le balais des lucioles enflammées virevoltant entre les arbres et les cieux, éclairant de leur lumière agonisante les végétaux couverts des ténèbres de la nuit... Inutile de penser à se prémunir contre les bêtes sauvages. Aucun animal ne s'approcherait d'ici tant que l'esprit y sera. Akane en aurait mis sa main au feu !

- Quelque chose m'intrigue, que faites vous à cette heure-ci dans un tel endroit ? Ce n'est pas vraiment un endroit très fréquenté, ou mal fréquenté au pire des cas.

Akane fit la moue, soupira deux fois et s'expliqua enfin, résignée :


« Il se trouve que... Je me suis totalement perdue. »

Elle fit un vague sourire gêné, se moquant de sa propre mésaventure. Et elle repensa à l'odeur du sang qui l'avait assaillis juste avant l'apparition de la triclante. Elle réfléchit et interrogea doucement :

« Mal fréquentée ? Quelle était donc cette odeur de sang planant sur la forêt comme un serpent mort ? »

Le regard perdu dans le vide, elle se ressaisit, tendant ses mains vers la chaleur du feu de camp, goutant à la brûlure de la chaleur sur sa peau froide. Elle reprit, sans gêne :

« Je voulais aussi savoir... Combien de temps vivez-vous ? »
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MessageSujet: Re: Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]   

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Perdue ? Absolument pas. [Equinoxe]
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